26 août

Georges CAMERON

Lundi 27 juillet – 15h – Georgetown, Penang, Malaisie

On nous lâche en plein milieu de Chinatown, après 5h de bus, 1 pause pipi, 1 passage éclair au food course, 2 pleins d’essence et 1 nouveau visa en poche. Incapables de nous repérer sur notre lonelymap, accablés par nos charges, nous trouvons rapidement une guesthouse fraichement inaugurée dans la Love Lane. Inspirés. Elle se nomme Civilizian’s guesthouse. Inspirés. Il y fait chaud, les draps sont très très verts et nous y resterons jusqu’au vendredi. Presque une semaine pour découvrir une ville que nous aurions pu visiter en 2 jours. Mais il fait bon vivre. Les malaisiens sont accueillants, l’architecture coloniale dépaysante et la mixité culturelle époustouflante. Les autochtones sont chinois, indiens ou malais et hindouistes côtoient musulmans et catholiques. C’est un peu la ville témoin d’un nouveau monde ; celui où les gens se respectent quelque soit son origine ou sa religion. On a du mal à y croire tout à fait. Les semaines à venir nous éclateront surement. Pour l’instant, on est partagés, tout comme le sont les quartiers : Little India, Chinatown, etc. Communautarisme qui, avouons le, ajoute au charme de notre errance citadine. Il y a quelque chose de magique à traverser l’Inde sur 1 km2 : odeurs, couleurs, tintamarre et scintillements. Puis au détour d’une rue, la ville s’apaise bercée par l’appel à la prière du muezzin.

Nous ne voyons qu’un tout petit bout de la Malaisie mais elle nous plait, beaucoup, autant que la Thaïlande du sud nous a déçus. Tout est lié évidemment. Aussi parce qu’au hasard de nos ballades, nous assistons à une danse de dragon, à un opéra de rue ou encore une représentation de théâtre traditionnel. Il y a aussi ce bar, celui on nous aimons siroter notre Skull Beer en écoutant Lionel Richie. Qu’on ne nous y reprenne pas !

Bref, on resterait bien une semaine de plus mais on a d’autres chats à fouetter. Et il fait trop chaud. Si nous partions à la montagne ?

Et hop, on grimpe dans le bus. Au volant, un fou des circuits. Un de ceux qui aime doubler en pleine côte, juste avant un virage. Mais qui voilà en face ? Ohhh, un bus scolaire !!!! Allez, ferme les yeux et attends que ça passe. Ouf, ça passe ! 4h et une méchante prise de gueule avec notre chauffeur plus tard, nous arrivons à Tanah Rata, en plein coeur des Cameron Highlands. Il fait frais. La nuit tombe. On dégotte au plus vite un pieu à la fathers guesthouse, vieille batisse nichée sur une colline à proximité de la ville. Chouette, ils ont des spaghettis bolo à la carte. Dès le lendemain matin, on prend un grand plaisir à enfiler chaussettes, jean, polaire et chaussures de marche. Toutes ces charges dans nos sacs trouvent enfin leur utilité. Nous partons, guillerets, faire une courte randonnée. Nous traversons la jungle : orchidées et volatiles ravissent nos pupilles. Mais plus nous avançons, moins nous repérerons le sentier. Au final, nous retrouvons notre logis 5h plus tard, trempés par la pluie soudaine et exténués par les 2 dernières heures de marches en bord de route. Durant les 3 jours suivants, nous réitérons l’expérience au coeur de plantations de thé, nous admirons les espèces rares de papillons et autres insectes moins ragoûtants, dégustons les fraises locales et rencontrons d’autres voyageurs bien sympathiques. En résumé, les Cameron Highlands auront été un bon bol d’air avant le retour des motocyclettes, des tongues et de la sueur.

Un Commentaire

  1. Cyril
    août 31, 2010 à 10:29
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    Wouah, chouette cette rando! Pour trouver le sentier, c’est toujours difficile d’avoir des kernes dans la jungle… :) Mieux vaut un coupe-coupe. Bonne chance les loulous, la bise

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