31 juil

T’as le look coco

Lundi 5  juillet – 6h du matin – le train ronronne et nous émergeons d’un sommeil difficile. Le reste des passagers nous observe comme s’il s’agissait d’un rite occidental : le mâle tapote la femelle – sous entendu « réveille toi, cocotte, on ne devrait pas tarder à arriver ». La femelle grommelle et daigne ouvrir un 1er oeil. Le soleil se lève à l’horizon. Mené par son instinct de chasseur (d’images), le mâle virevolte. Le membre photographique en érection, il focalise les landes thaïlandaises : cadre, lumière, vitesse. Quand soudain, les pneus crissent, le paysage se fige et le mâle fait le point sur le panneau CHAIYA. Branle-bas de combat, le train n’attendra pas que ces messieurs-dames se rassemblent pour redémarrer. Le temps d’une transformation en POPPLE géant, d’un agile face à face avec le marchand ambulant et nous sautons sur le quai.

Chaiya, construite sous l’empire Srivijaya, est l’une des plus ancienne cité de Thaïlande. Elle est aujourd’hui une paisible bourgade à 40km au nord de Surat Thani que nous avions envisagée de visiter d’un pied matinal. Quelle drôle d’idée ! Tous ceux qui nous connaissent ne peuvent que douter de nos capacités avant 9h et deux cafés. Deux heures plus tard, après avoir arpenté chaque ruelle (quatre en tout ! ), admiré quelques bâtiments en tek, compris qu’il fallait se taper un autre bus pour accéder au Wat Suanmok et appris que les musées étaient fermés ce jour là, nous remontions dans un train.

Gare de Chayia

Surat Thani est un port dédié au transport du caoutchouc, des noix de cocos, ou des Farengs désireux de rejoindre le magnifique archipel au large du Golfe de Siam. Nous constatons rapidement que la ville ne présente que peu d’intérêt et projetons d’embarquer le jour même pour Ko Samui, île étape avant Koh Phangan. Parce qu’on sait Ko Samui développée pour le tourisme, nous espérons y trouver des commodités qui pourraient manquer par la suite : wifi pour alimenter le blog, pharmacie pour médecine oubliée, échoppe pour imitations Birkenstock et esthéticienne pour débarrasser la femelle de ses poils disgracieux. Conclusion, le wifi nous fera défaut, nous ne dénicherons jamais nos pilules, mes jambes seront brulées par la cire orientale (un avertissement !?) mais heureusement, benjamin repartira bien chaussé. Pour le reste, Ko samui est à éviter à tout prix sauf si vous aimez raquer, être constamment interpellé, les jetskis, les gogos danseuses et retrouver tout votre confort d’occidental aux dépends de jolies palmeraies que vous ne traverserez pus jamais.

Au moins, à force de ne rien faire, nous repartirons reposés.

TRANScendant

ce que nous retiendrons de Ko Samui

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