23 juil

Atterrissage…

Mardi 29 juin 2010,

20h30 heure locale, nous arrivons sur terre thaïlandaise avec 1h de retard, un corps engourdi par 21h de contorsion et l’estomac retourné par diverses confiseries françaises ou plats « épicélophanés ». Il fait nuit ; nous ne l’avons pas vu venir. C’est presque avec plaisir que nous subissons de plein fouet chaleur et humidité, preuve que nous sommes bien arrivés en pays exotique. Nous récupérons rapidement nos bagages, engloutissons notre 1er litre d’eau et vaillants, nous nous attelons à nos 2 premières missions : trouver où dormir et s’y rendre.

Puisque nous sommes de bons routards, nous n’avons rien prévu. Mais tels de bons routards, nous avons déjà lié connaissance et choisissons la même guesthouse que nos comparses : SUK11 HOSTEL. Prévenus, nous ignorons les rabatteurs et sautons dans un bus direction Sukhumvit, longue artère centrale de Bangkok. L’hôtel s’avère être situé plus précisément à NANA, quartier au nom évocateur régie par le marché du sexe à l’heure ou à la vie. Nos hôtes ont d’ailleurs pris soin d’indiquer dès l’entrée « NO SEX TOURISM » et se présentent ainsi « YOUR HOME AWAY FROM HOME, accommodation for any Budget-conscious travelers ». L’endroit est charmant ; nous n’aurons pas besoin de supporter plus longtemps le poids de nos sacs.

Le temps de faire le tour du propriétaire, d’apprécier une 1ere douche, et nous arpentons déjà les alentours, communément appelé SOY en Thaïlande. Tout est couleurs et odeurs. Je retrouve avec plaisir Bangkok, arpentée 5 ans plus tôt, et ses cantines à même la rue, ses taxis clinquants, son architecture bigarrée, ses fils électriques par millier et son brouhaha continu. Une soupe, un Mai Tai et au lit !

Les jours suivants, nous avons le sentiment de visiter la ville sous un stroboscope réglé sur la plus petite fréquence du monde. En proie à la fatigue due au jetlag et à l’appréhension des dernières semaines, nous sommes tout bonnement narcoleptiques. N’importe quelle pause se transforme en sieste, sans qu’on puisse se soucier de qui et quoi nous entourent. Et puis la chaleur est écrasante… Nous décidons donc de nous laisser porter et découvrons la capitale en mode « dodelinage », bercés par les multiples transports en commun que nous offre la Venise de l’Orient : bus, tuk tuk, taxi,  moto-taxi, bateau taxi, etc.

Mais la pluie devient récurrente, les températures augmentent, et nos batteries ne se rechargent pas. Nous parlons de plus en plus d’un coin perdu, d’une île, de sable chaud, de cocotiers ! C’est décidé, nous quittons Bangkok, direction le sud.

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