15 déc

Bip Bip… Vrrrrrouuummmmmmm

Jeudi 25 novembre, Delhi,

 nous accueillons mes parents venus nous rejoindre pour presque un mois en Inde. Nous avons projeté de traverser ensemble le Rajasthan, et de finir leur séjour les pieds en éventail sur une plage de Goa. Hic, Benjamin et moi sommes plutôt mal en point : depuis une dizaine de jours, nous sortons peu de notre chambre, ou plus précisément de sa salle de bain… Amaigris et inquiets, nous attendons les résultats d’examens passes 2 jours plus tôt.

Vendredi 26 novembre

Nouvelle nuit fiévreuse et résultats mauvais : nos corps épuisés et déshydratés ne sont plus capables de combattre les nombreuses bactéries ingérées. L’hospitalsiation est nécessaires. Chouette alors, ça nous manquait, l’hôpital !

Jeudi 2 décembre

7 jours, 10 litrons minéralisés, 1 perf 24h/24, 50 antibiotiques gélifiées, 14 piqures dans le cul et 10m parcourus plus tard, les médecins nous autorisent enfin a sortir. Assurés de notre grande forme, on décide de prendre immédiatement un bus local pour rejoindre mes parents à Jaipur. La bonne idée ! On avait aussi du nous pomper le cerveau car on avait oublié qu’en Inde, tu t’bats pour sauter dans un bus, tu montes pas tranquillou. Le saut est difficile, le dos pèse, non pas que le sac ait grossi, mais le porteur a perdu en muscles. Ah, on est loin de la forme olympique post-himalayenne !  Bref, 7h plus tard, tout ratatinés, on retrouve maman, beau-papa et Adjit, notre chauffeur pour la traversée du Rajasthan. Ouf, le pire est passé, à nous les trajets climatisés et les bons restos. Va juste falloir rassurer les bordelais car traumatisés par notre aventure gastrique, les visages pâles ne mangent que du riz blanc depuis leur arrivée !

Dès le lendemain, on part pour Pushkar. Le surlendemain, on est à Jaisalmer, puis Bikaner, Jodhpur et enfin Udaipur.

Tout du long, on aura traversé des cités magnifiques, enfourché des chameaux, logé dans de beaux hôtels, mangé gras et bon… mais tellement vite, avec de longs trajets… Malgré le confort qu’apporte Adjit, le voyage reste fatiguant et Benjamin et moi avons du mal a remonter la pente. Pour ma part, je me sens faible, hyper sensible et totalement démotivée pour visiter un tel pays. Car l’Inde du nord est éprouvante : promiscuité, bruit, poussière, crasse, sales odeurs et pauvreté sont les conditions à accepter pour rencontrer, comprendre et apprécier l’INCREDIBLE INDIA… Et juste après ce séjour à l’hôpital, je n’ai malheureusement pas la force. Il est tant de se poser quelque part et simplement se reposer. Hervé et ma mère n’en attendent pas moins et tous les trois, on décide de prendre l’avion pour vite faire trempette dans la mer goanaise. Benjamin, lui, veut voir Bombay et trouve la force de se taper 12h de bus pour s’y rendre seul.

De notre côté, on passe les 10 jours suivant à se la couler douce dans une super villa à Anjuna, le long de ses ruelles, son fameux marché, sa plage (un peu trop free party style pour des vacances en famille). Repos, massages et repas non épicés suffisent à recouvrir énergie et joie, et il en faut pour accepter l’approche du retour maternel au pays natal…

Pushkar

Pushkar

Haveli à Jodhpur

Desert du radjasthan

 

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